Chutes d' Iguaçu

Merveille de la nature: Les Chutes d’ Iguaçu (Iguazu)

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Nous savons que nous sommes proches. La route s’encombre, les autocars se succèdent sous le ciel bleu. Là, est la bonne nouvelle! Le beau temps est présent.
Nous sommes fin d’après-midi, on hésite, on est impatient; allons-nous déjà faire une première incursion dans le parc des Cararatas de Iguaçu, des chutes d’ Iguaçu? Ou allons-nous nous poser tranquillement? Il est sans nul doute plus sage de trouver un camping disponible vu l’affluence (et oui en plus nous sommes vendredi veille de week-end). On rejoint la ville de Puerto Iguaçu et établissons notre campement sous un soleil radieux et savourons un sublime tajine de poulet fait avec les moyens du bord! Un délice! Quelle belle fin de journée, on se met à rêvasser sur celle de demain!

Et oui! Les chutes d’ Iguaçu était sur la wishlist des immanquables!
On se lève tôt sans aucuns soucis vu l’excitation qui nous anime. A 8:00, nous sommes sur la route qui mène à l’entrée du parc. On plaisante, Nicolas rêve d’apercevoir un toucan moi, les chutes! Et là, Nicolas crie” un toucan, là dans l’arbre” et oui il n’a pas rêvé ! On vient de voir notre premier toucan et on n’est même pas encore dans le parc! Rêve de Nico: accompli! Au mien maintenant !

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Le Brésil et l’Argentine se partagent Les chutes d’ Iguaçu mais plus précisément le fleuve Paraná, confluent dans lequel se jette le fleuve Iguaçu peu après la faille et les chutes, est présent sur 3 pays et marque la frontière entre le Paraguay, le Brésil et l’Argentine. Les chutes d’ Iguaçu quant à elles ne se visitent uniquement côté argentin et brésilien.

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Beaucoup vous diront de d’abord commencer par le côté brésilien moins impressionnant et ensuite par le côté argentin. Nous ne sommes pas de cet avis, et trouvons les deux côtés majestueux avec chacun leurs attraits sur les chutes d’ Iguaçu. Globalement, chaque côté à ses avantages et la magie des lieux opère tant ce site à la fois classé “Patrimoine mondial de l’humanité” et l’une “des Sept nouvelles merveilles de la nature” est spectaculaire.
Le coté brésilien nous donne une vue d’ensemble et panoramique des 275 cataractes quant au côté argentin, on s’en approche au plus près avec des points de vue variés.
Enfin pour notre part, nous commencerons la visite des chutes d’ Iguaçu par le côté argentin, là où notre itinéraire nous mène.

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Les Cataratas Del Iguazu est un vaste complexe touristique, tout y est bien rodé et indiqué.

Il y a globalement 3 visites à faire au sein du parc:
Le sentier pédestre inférieur qui nous fait passer par les rives du Rio Iguaçu pour ensuite nous faire remonter de cataractes en cataractes.
Au cœur de la forêt tropicale, on rencontre nos premiers coatis avec leurs longues queues striées, grands gourmands qui aiment voler la nourriture des visiteurs et pour le plus grand plaisir de tous, des toucans!

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Au fil de la ballade on savoure les points de vue subliment et si variés sur les chutes d’ Iguaçu. La première apparition des chutes aux détours d’un dédale d’escaliers m’émeut littéralement. Au fil de la ballade, la majestueuse et ses multiples voiles de la mariée s’écrasent avec délicatesses sur les parois de cette faille en forme de U faites d’écueils et des petits îlots.

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Le belvédère de la chute Bossetti nous fera prendre notre première véritable douche “iguacienne”! On peut presque La toucher tant La passerelle est proche du grondement fracassant de la chute! Un temps fort de ce ” circuito inferior”.

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Le sentier pédestre supérieur nous fera longer la faille, et de passerelles en passerelles on prend toute la dimension des milliers de litres d’eau se déversant à la seconde dans cette brèche géologique. Ce grondement assourdissant et la puissance de l’eau qui se déverse tel un nuage vaporeux nous impressionnent et nous marque définitivement!

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Pour finir en prenant le petit train écologique à “l’Estacion Cataratas” on rejoint la station “garganta del diablo“. Point de départ de la longue passerelle encombrée qui doit nous mener au cœur de la ” gorge du diable”.

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Malgré le monde, on s’avance doucement et contemplons le calme absolu du fleuve qui s’écoule doucement en dessous de nous. On y aperçoit des tortues se prélassant sur les rochers et des poissons chats gigantesques véritables attractions de la passerelle.
Le temps est magnifique et le soleil tape! Ça y est on approche, on aperçoit au loin un épais nuage de fumée, à notre droite le salto union s’effondre dans la gorge du diable!
On se fraie un chemin avec les enfants pour jouir du spectacle incroyable qui s’offre à nous! La pression phénoménale des eaux s’engouffre dans le cœur de la faille créant un bouillonnant nuage de vapeur.

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L’eau tantôt si calme se jette avec une telle puissance dans cette échancrure géologique naturelle que le spectacle est époustouflant. Le ciel bleu rend ce moment unique, on oublie la foule et on contemple sans compter les minutes cette merveille de la nature.
Ce qu’on retient avec le recul c’est la pression des flots, le bruit assourdissant, la puissance des chutes, et ses gouttes rafraîchissantes ici et là.

La journée s’achève et nous prenons la direction de la frontière pour rejoindre Foz do Iguacu. 20 minutes plus tard, nous entamons déjà les formalités d’entrée au Brésil ; à la fois pour Neeru et pour nous. Tout n’est que formalité.
Nous décidons de rejoindre un camping recommandé par les Overlanders, proche de l’entrée du parc. On a envie d’une bonne douche chaude ! On est tellement pressé, qu’on ne fait même pas quelques courses. Dès notre installation, nous ferons très vite connaissance avec les virevoltants voyageant avec les jumeaux, Marius et Aloïs en camping car. Les enfants sont ravis, on ne les voit plus ! Une bien belle rencontre, encore !

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Le lendemain ce sera farniente pour tous, les enfants profitent de leurs nouveaux amis, nous, nous rangeons, nous posons et reprenons contact avec la civilisation ! On est trop geek ma parole !
Mais trêves assouvies, faut que l’on se réveille ! Un jeune couple français nous prévient que demain c’est tempête ! Dur à croire, tant le ciel est bleu et Ma gni fi que ! On vérifie la météo et effectivement, les prochains jours seront sous la pluie.
Nous voulons voir les chutes d’ Iguaçu côté brésilien sous ce ciel radieux ! On prend deux bus, et nous voilà à l’entrée du Parc.

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Celui-ci fût créé en 1939 sur 185 000 hectares. Dès l’entrée du parc, nous montons dans un bus double étage panoramique ( la plus grande joie pour Neoh) qui nous conduira au cœur du parc situé à 10 kilomètres. Nous parcourons le sentier des chutes qui nous donne une perspective de vue d’ensemble sur les chutes côté argentin qui sont plus nombreuses.

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Et oui, on entend souvent cette phrase bien vraie : « les argentins ont les chutes quant aux brésiliens ont la vue ! » . On finira par atteindre la passerelle ultime dans le fer à cheval de la gorge du diable. Après avoir contemplé la vue du haut en Argentine, on s’en approche au plus près par le bas aujourd’hui. Au top, que demander de plus !

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Et bien, du côté brésilien on peut survoler les chutes d’ Iguaçu en hélicoptère. Je ne peux résister même si je sais que le bruit assourdissant de l’hélicoptère perturbent sans aucun doute la faune locale. A quand l’ULM ? D’ailleurs, l’Argentine interdit le passage des hélicoptères sur son territoire. Je rêve de voir les chutes en hauteur et ce sera magique, le dernier vol de la journée, au coucher de soleil ! Un moment suspendu entre les majestueuses chutes et ma contemplation.

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On peut fort bien s’imaginer qu’elle fut la surprise des premiers européens, emmenés par Alvar Nunez Cabeza de Vaca et accompagnés par les Guaranis, lorsqu’ils ont découvert les chutes d’Iguazu au XVIe siècle. Le nom restera Guarani et signifie « grandes eaux »

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J’aime les légendes ! Et celle de Naipí et Tarobá & la naissance des Chutes d’Iguazú est à lire pour les amateurs !
La légende guaranie raconte qu’il y a bien longtemps les tribus garanies vivaient en paix au bord de l’eau. Ils étaient heureux sur ces terres fertiles baignées par les eaux du fleuve Iguaçu, habitées par le dieu M’Boi, fils de Tupá. Ce dernier avait la forme d’un monstrueux et gigantesque serpent, qui exigeait le sacrifice annuel de la plus belle jeune fille de la tribu en échange de sa protection. Donc, tous les ans, la plus belle des filles était noyée dans le fleuve. Cette cérémonie était très importante pour tous, et elle était marquée de nombreuses festivités auxquelles étaient conviées les tribus voisines.
Une année, ce fut Naipí, fille du grand chef Igobi, qui fût choisie pour être donnée en offrande à M’Boi, très heureux de recevoir ce sacrifice. Mais les choses ne sont pas si simples… Des tribus voisines vint un valeureux guerrier nommé Tarobá; il tomba instantanément amoureux de Naipí, à tel point qu’il décida d’aller parler à son père et aux anciens afin de la sauver d’une mort certaine. Ces derniers ne se laissèrent pas convaincre. Le sort de la jeune fille était scellé.
Tourmenté et désespéré, le jeune guerrier décida de l’enlever afin de la sauver. Ils s’enfuiraient ensuite ensemble. Il attendit que la fête batte son plein, et au moment où le chef Igobi et le chaman buvaient la traditionnelle boisson appelée « cauim » et où les guerriers dansaient sans discontinuer, il prit Naipí par la main et la conduisit jusqu’à un canoë. Personne ne se rendit compte de la disparition de la jeune fille, à l’exception du terrible M’Boi qui observait la fête depuis le fleuve. Ce dernier, furieux, les poursuivit et sa colère fut si grande qu’il donna un grand coup de queue qui fit rompre le lit du fleuve en deux parties : l’une s’élevant très haut et l’autre s’effondrant dans les profondeurs de la terre. Il créa ainsi les Chutes d’Iguaçu telles que nous les connaissons aujourd’hui. Les deux amoureux tombèrent dans les chutes et moururent.
Mais cela ne suffit pas à calmer la fureur du dieu M’Boi. Il décida alors d’un châtiment qui durerait toute l’éternité : il transforma Tarobá en un palmier qui s’incline sur la Garganta del Diablo comme s’il voulait toucher Naipí, transformée en roche, située au centre du fleuve, à l’endroit où le courant est le plus fort. Ainsi les amants pourraient se contempler pour l’éternité sans jamais se toucher. Ensuite, le dieu, content de lui, creusa une grotte derrière les chutes (La Garganta del Diablo) afin de veiller à ce que les amants ne s’unissent plus jamais. Mais la force de l’amour qui lie les deux jeunes amoureux essaye toujours de les faire se rencontrer. C’est pour cela que les jours de grand soleil apparaît un arc-en-ciel qui relie l’arbre à la pierre, permettant ainsi aux deux amants de s’unir, malgré le châtiment de M’Boi.
On raconte même que M’Boi, caché dans sa grotte, rit du sort des deux amants, mais que le bruit sourd des chutes masque son rire. C’est ainsi que les Guaranís auraient appris à écouter les rires et les pleurs de la nature.
Les chutes d’ Iguacu était sur notre wishlist, et c’était grandiose!!! et notre vidéo le prouve !!! Allez jeter un coup d’oeil à cette merveille de la nature !

Visionner la vidéo des chutes

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