Salar-Uyuni-Bolivie

Salar de Uyuni – La ruée vers le sel

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Le salar?! Quel salar? Le salar de Uyuni, bien sûr.

Il y a des lieux que l’on rêve de voir et d’autres où on rêve d’y être. Eh bien, le salar de Uyuni c’est les deux. Tout le monde connaît ces étranges photos où les perspectives perdent toutes leurs logiques. Mais s’y retrouver c’est encore plus extraordinaire. On est emprisonné dans des sentiments inexplicables. C’est beau, c’est blanc, c’est froid, c’est grand, c’est humide, c’est étrange.

Pour y parvenir, nous quittons la ville même de Uyuni et son cimetière de trains. On distingue au loin comme des mirages. Sommes-nous en plein délire ou percevons-nous bien ce que nous voyons. Nous sommes à la tombée du jour, le jour va se coucher, nous nous dépêchons pour pouvoir admirer le couché de soleil depuis le salar.

FormatFactoryUyuni

De loin, nous ne voyons qu’une grande étendue blanche qui reflète le soleil et tout ce qui se trouve au-delà de l’horizon comme un parfait miroir. Nous roulons encore et encore et soudain, l’univers nous rappelle à l’ordre! Sur-chauffe du moteur!! Nous devons nous arrêter! Frustrés, déçus, nous prenons le temps quand même de regarder le soleil s’allonger derrière l’horizon à l’abri des regards. Nous sommes frustrés et retournons à Uyuni vérifier le véhicule.

Rien de grave, juste un manque d’eau dans le système de refroidissement. Nous allons nous coucher en rêvant à ce que nous venons de manquer. Nous repartirons demain.

Uyuni-2

L’univers est d’une grande bonté, les choses arrivent pour une bonne raison. Aller bivouaquer sur le salar ne doit pas se faire à la légère. Il faut s’y préparer. Autant psychologiquement, physiquement mais aussi préparer correctement ces véhicules.

Pour y aller en toute sécurité, il faut préparer son véhicule à affronter le froid, l’humidité, l’eau mais surtout surtout le sel!!!

Le sel dévore tout sur son passage. La carrosserie autant que l’électronique de nos voitures ultra moderne. Un mauvais court-circuit sur le salar et c’est le début des ennuis. Car sur le salar, impossible de trouver un garagiste.

Avant de partir donc, nous avons fait vérifier le def et afin de partir dans les meilleures conditions, le garagiste nous recommande d’emballer l’alternateur. Une mauvaise projection d’eau et c’est la Bérézina.

Il est recommandé et connu à Uyuni, qu’avant de partir sur le salar, il vaut mieux “dieseliser” son véhicule. Il s’agit de pulvériser une couche de diesel sur le bas de caisse de la voiture afin d’éviter que le sel ne s’y accroche et ainsi de protéger les parties essentielles du véhicule.

Nous ne le ferons pas cette fois-ci car le niveau de l’eau dans le salar étant relativement bas. Nos amis de voyage, les Gaetheo, eux feront diéséliser leur alternateur car impossible de l’emballer vu son logement dans le bloc moteur.

Nous voici fin prêt, le Def et le camping-car sont en bon état de marche. Nous refaisons la route de la veille. Nous arrivons à l’entrée du Salar, il faut tout d’abord traverser le petit village de Cochrani avant de pouvoir y pénétrer.
C’est Bagdad dans le village, la route est défoncée. Il y a des trous comme si des mines venaient d’exploser. L’enfer! Nous roulons à 2 à l’heure, ça balance dans tous les sens. Le camping-car devant nous tangue autant qu’un bateau en pleine tempête.  Nous ne sommes pas mécontent de voir la fin de la route.

Nous y voilà, nous y sommes, enfin!

Mais là, surprise !!! Les 50 premiers mètres du salar sont sous eaux!!

À gauche de nous, un van d’Argentins est embourbé jusqu’à la garde. Ça fait plusieurs heures qu’ils y sont. Ça ne nous rassure pas. Par où passer en toute sécurité?! Nous descendons de nos véhicules et observons les autres véhicules traverser. C’est de la folie douce. Ces véhicules sont principalement ceux de guides et de tours opérateurs qui connaissent bien les passages (bien que parfois on se pose de questions) et surtout foncent tête baissée dans ce passage pour faire monter l’adrénaline aux touristes qu’ils embarquent. La casse ne semble pas être un sujet de discussions pour eux, ça passe ou ça casse! Et si ça casse on appelle un autre véhicule. Sauf que pour nous, c’est pas la même chanson! Si on casse, nous, on a pas d’équipe de secours. C’est retour maison.

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Le temps passe, nos amis Gaetheo décident de n’a pas tenter le coup. C’est la déception, tant pour eux que pour nous car nous nous étions promis de le faire ensemble. Et pour nous, il est hors de question de le faire sans eux.

Les larmes commencent à couler, la frustration à monter. Nous sommes à peine à 50 m de notre but. On peux le sentir, le toucher mais pas l’approcher, c’est horrible.

Derrière nous, un tracteur arrive pour aider les pauvres argentins et leur van. Nous regardons la scène et nous nous réconfortons en nous disant eu nous venons sans doute de nous épargner une bien mauvaise galère. Le tracteur lui-même peine à sortir le véhicule. Mais après une vingtaine de minutes le van sort de son trou, non sans dommages, mais sorti quand même. Nous allons discuter avec eux. Ils nous apprendrons que c’est la faute à pas de chance, ils se sont simplement écarté de trop de la ligne a suivre et qu’il n’a fallait pas se décourager.

Tout à coup, l’espoir renaît en nous. La partie n’est  peut-être pas terminée. Nous discutons avec le chauffeur du tracteur qui nous rassure et nous dit de ne surtout pas faire comme les guides et leurs conduites folles. Il nous indique le chemin à suivre.

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Bertrand et moi, décidons de partir en repérage à bord du def afin de baliser le meilleur passage pour les véhicules. 2 passages seront nécessaire pour trouver la bonne route.

Le premier passage nous fera passer dans de gros trous, le def descend dans l’eau jusqu’au niveau des phares, trop profond pour le camping-car. Nous tentons un autre passage, le def peine à ressortir, on s’y est engagé trop lentement

Le second passage sera le bon, nous marquons au sol les repères à ne pas manquer.

Nous remontons tous dans nos véhicules respectifs, nous nous engageons dans le salar. Le def s’enfonce légèrement, j’ai manqué un repère. Bertrand rectifie sa trajectoire.

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On y croit pas, on est passé!!! On est sur le salar, il est complètement sec et dur, il n’y avait que les 50m à passer pour atteindre notre rêve.

On y est.

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Nous nous arrêtons plus loin et laissons notre joie éclater, nous y sommes!! Sans casse. (Juste 2 tiges filetées pliées pour Bertrand).

A nous la ruée vers le Salar !

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