Expédition Nature à Esteros del Ibera en Argentine

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En Argentine,
Notre premier grand moment voyage fut La Réserve d’ Esteros del Ibera.
Nous avons passé la frontière à Salto en provenance de l’Uruguay et avons rejoins le petit village de Mercedes. Au matin à l’aube, repliage de tente, ravitaillement à la panaderia du village et direction pour la ruta40 ! En piste! C’est le cas de le dire! Nous voici embarqué avec Neeru et chef Nico à la barre pour une piste de 80 kms certes asséchée mais oh combien aventureuse! On aime !

On guète les abords tels des explorateurs aux aguets. On a promis aux enfants de voir une multitude d’animaux et je m’étais un peu avancée en leur annonçant que peut-être nous aurions de la chance de croiser des capybaras sur la route … ouvre l’œil co-pilote ! Et la récompense apparaît tel un véritable cadeau une famille capybaras avec 4 petits se promenant le long de la piste. Les enfants sont ravis et sont sur excités et d’autant plus attentifs à repérer tous ces animaux présents dans cette région préservée de la région de Corrientes dans le nord-est de l’Argentine . Le capybara est emblématique de la région Ibera et est le plus gros rongeur au monde. Les adultes peuvent mesurer jusqu’à 1m20 et pèsent 50 kg.

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On assiste déjà à un ballet incessant d’oiseaux virevoltants. Tous majestueux, une multitude d’oiseaux, sans nul doute une véritable Réserve ornithologique . Esteros del Ibera ne compte pas moins de 350 espèces d’oiseaux.

On est prend la mesure de plus en plus à l’approche de la lagune . Ibera signifie « eau brillante » en guarani, ce nom représente oh combien sa grandeur et sa valeur. Retirés sur certaines îles intérieures du marécage, des descendants guaranis vivent désormais de l’élevage, de la pêche et en fin connaisseurs des marais, ils guident les touristes dans les canaux sauvages de la Réserve.

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Toute cette zone est humide est une véritable Réserve encore vierge, certaines zones sont complètement inondées tout au long de l’année, d’autres durant l’ensemble de la saison des pluies. Deuxième plus grand marécage au monde après le Pantanal, une véritable lieu préservé ou la nature à encore tout les droit. On respecte sont immensités, on contemple sa beauté. Les conditions difficiles d’accès ont permis la préservation d’un écosystème exceptionnel mais néanmoins fragile.

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On prend place au camping municipal au bord de la lagune. On assistera quotidiennement à des couchers de soleil mémorable.

L’appel d’explorer les marécages se fait ressentir, nous partons en bateau à la découverte des lagunes et de son monde sauvage. Gilets de sauvetage pour plus de sécurité et là, tout n’est que grandeur, immensité, les bruits de la nature sont omniprésents.

Tout autour de nous cette végétation luxuriante faites de roseaux, de plantes aquatiques nous enveloppent. Ces plantes hydrophytes sont flottantes ou enracinées; les nénuphars, les laitues d’eau, les jacinthes, papyrus et victorias sont le refuge de nombreux insectes et poissons. Sur ces îles flottantes se déposent à la lisière des marécages de la terre et des semences et la densité et résistance du sol permet alors aux arbustes de pousser. On s’enfonce lentement dans les méandres des marécages à l’affût du moindre mouvement.

Cette Réserve au riche écosystème abrite pas moins de 60 espèces de mammifères dont deux espèces de Caïmans qui cohabitent dans la lagune et que nous espérons secrètement apercevoir . Ils ont bien essayé de passer inaperçu en nageant discrètement avec ses yeux au- dessus de la tête et sortant discrètement de l’eau entre la végétation marine, et bien nous les avons repéré et sommes comblés. Les caïmans grandissent de 10 cm par an, on prend conscience très vite de l’âge bien avancé de certains.

Nous sommes impressionnés d’assister à ces rencontres dans un environnement vierge ou nous sommes les intrus et perturbateurs de leur vie paisible et sauvage. Nous sommes chanceux et verrons une famille de bébés Caïmans. Ils se nourrissent d’insectes et de larves du nid, ils sont conduits dans les eaux de la lagune au bout de quelques jours par leur mère.

Paradis ornithologique, les Esteros del Ibera nous invitent à observer de nombreuses espèces d’oiseaux comme les cigognes, l’ibis noir, le canard musqué, les aigles et martins-pêcheurs sont aussi au rendez-vous.

Nous sommes fin de journée à la lisière du marécage, majestueux le cerf des marais fait son apparition. Le plus grand des cervidés d’Amérique du Sud nous fait l’honneur de sa présence. Sa particularité est unique, il a cette particularité de s’être complètement adapter à son environnement et est un excellent nageur avec ces pattes dites « palmées ». Il s’alimente dans les frondaisons des lagunes.

Les eaux brillantes foisonnent de poissons, c’est un Deuxième monde sous ces îles flottantes, on imagine bien les piranhas, les anguilles et les raies d’eaux douces dans ce paradis engloutis.

Nous explorons deux sentiers de randonnées accessibles de part et d’autres du centre d’information. On se laisse plonger dans le cœur de la forêt on l’on découvre une variété de plantes et par-dessus tout le singe hurleur noir, le « Caraya ». Il vit dans les arbres et se déplace avec sa queue préhensile. Il vit en groupe et son cri s’entend jusqu’à 5 km. On s’est levé à l’aurore pour avoir la chance des les apercevoir et l’effort des enfants ne fut pas vain. On admire le spectacle au cœur de cette forêt luxuriante.

La Réserve d’Ibera est une merveille de la nature et d’une rare pureté, c’est le plus grand site protégé d’Argentine et sa visite en vaut vraiment la peine.

Il est temps de quitter notre campement et de reprendre la piste 40 et 41 pour rejoindre la civilisation.

On traverse la terre des gauchos, véritable gardien de bétails. On se laisse surprendre par la taille des estancias qui font des kilomètres avec des pâturages à perte de vue. Ils déplacent leurs troupeaux à cheval avec une maîtrise implacable; véritable spectacle pour nous, on en prend encore plein les yeux.

Cette visite restera marquée dans nos esprits pour longtemps.

Astuces Itinerantour

Pensez à vous ravitailler soit à Mercedes soit à Posadas avant d’entamer votre expédition à la Réserve d’ Esteros del Ibera !

Pour vous dépanner, vous trouverez à Carlos Pellegrini une petite superette.

Ne sous-estimez pas la piste pour la Réserve d’ Esteros del Ibera, la prendre par temps sec est un sérieux avantage! De notre avis personnel, même si nous savons que certains overlander l’ont affrontée en camping car, un 4×4 est indispensable. La piste 40 et 41 de Carlos Pellegrini à Posadas est beaucoup plus poussiéreuse! Pensez à bien protéger vos affaires à l’intérieur, même portes et fenêtres fermées!!!

Observez bien les animaux le long de la piste car ils y sont en nombres.

Nous vous recommandons le camping municipal et de le jumeler avec une excursion bateau, cela vous permettra d’obtenir un meilleur tarif.

Pour observer les singes hurleurs, les « Carayas« , pensez à faire la randonnée très tôt le matin.

Pour les passionnés, vous pouvez vous procurer le livre des espèces vivantes à l’entrée de la Réserve d’ Esteros del Ibera pour 300 pesos. sinon, voici un site bien détaillé http://www.oiseaux.net/oiseaux/argentine.html

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